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Archiv für die Kategorie „02-28-2011, Paris“

Rezension 2, Paris

Montag, 21. März 2011

Salle Pleyel, Foyer. Zuhörer vor dem Konzert in Paris

Neben der Rezesnion aus remusica.com ist nun auch eine Rezension auf classiqueinfo.com erschienen:

Chailly/Gewandhaus /Dvorak : oui mais …

mercredi 2 mars 2011 par Philippe Houbert

Le prestigieux orchestre du Gewandhaus de Leipzig était de retour salle Pleyel, avant de s’envoler pour l’Extrême-Orient, dans un programme entièrement consacré à Antonin Dvorak. Il faut bien admettre que les dernières prestations parisiennes de l’orchestre dirigé depuis plus de deux saisons par Riccardo Chailly nous avaient laissé plus que perplexe, pour ne pas dire franchement déçu. Nous avions notamment été frappé par la baisse spectaculaire de la qualité de l’orchestre – des cordes étiques, des vents approximatifs – et une couleur d’orchestre générale tendant vers le fameux « son international » qui fait qu’on ne sait plus bien si on est à Leipzig, Amsterdam ou Chicago. De plus, Riccardo Chailly semblait dérouler Beethoven, Bruckner, Mendelssohn comme s’il récitait une sorte de Bottin dans lequel tout se mélange, le brillant de la mise en place faisant office d’interprétation. Un concert entendu dans leur salle de Leipzig fin août dernier nous avait plus satisfait, l’orchestre semblant reprendre ses couleurs. Nous avions donc hâte de vérifier si cette « amélioration » était due à une question d’acoustique, de temps d’adaptation à la direction de Chailly ou à une simple adéquation à un répertoire.

Dvorak a tellement été récupéré pour des intérêts nationalistes tchèques qu’il passe pour un compositeur ne pouvant être bien dirigé que par les Talich, Kubelik, Ancerl et autres Neumann et par la Philharmonie tchèque. C’est oublier un peu vite que Dvorak lui-même récusait cette récupération et entretint de très étroites relations amicales avec Johannes Brahms, rapports qui eurent quelque conséquence sur les deux principales œuvres données lors de ce concert. Mais avant d’aborder les deux pièces maitresses, le Gewandhaus et Riccardo Chailly nous offrirent l’ ouverture Carnaval. Dans l’esprit de Dvorak, cette pièce était le maillon central d’un triptyque dont faisaient également partie Dans la Nature et Otello. L’effervescence dont fait preuve Carnaval s’inscrit donc dans une perspective de tourbillon joyeux succédant à une méditation recueillie et exaltée au sein de la nature. L’élan, Chailly connaît bien, mais il a une fâcheuse tendance à l’exprimer une nuance dynamique au dessus de ce qui est écrit (il faudra d’ailleurs que les mélomanes les plus anciens se réunissent un jour pour rassembler leurs souvenirs et répondre à cette question qui nous taraude : y a-t-il un lien entre le vieillissement des auditeurs de salles de concert et l’impression manifeste que tout le monde joue plus fort qu’il y a 30 ans). (Trop) brillante introduction donc, déjà mieux maitrisée dans l’énoncé du second thème lyrique. Mais le meilleur de cette ouverture fut, de loin, la partie centrale, Andante con moto dans laquelle le dialogue entre le premier violon, le cor anglais, la flûte et la clarinette firent merveille. Que voilà des timbres familiers aux mélomanes qui ont tant goûté les enregistrements de Kurt Masur avec cet orchestre ! Toute la partie en sol mineur puis la réexposition du tourbillon, mais au coloris plus sombre, furent très bien mises en place, avec la même petite réserve concernant le respect des nuances dynamiques.

Après cette introduction brillante, on aurait pu craindre un Concerto pour violon sorti du même tonneau. C’est Leonidas Kavakos qui affrontait cette oeuvre que Dvorak soumit au grand Joseph Joachim, l’ami de Schumann et de Brahms. Joachim suggéra des remaniements au compositeur, celui-ci les intégra dans sa partition ….. et Joachim ne joua jamais le concerto! Œuvre remarquable, très supérieure au concerto pour piano et annonçant, par son côté rhapsode, celui pour violoncelle. Partition très délicate, oscillant entre une expressivité mélodique souvent intériorisée et des procédés techniques redoutables. L’orchestre ne s’oppose presque jamais au soliste (on pourrait presque parler de symphonie concertante). Ce que Kavakos et Chailly nous proposèrent nous laissa assez peu convaincu, la timidité du violoniste et le contraste sonore entre les tutti orchestraux joués de façon très extérieure et les parties d’accompagnement à peine suggérées nous donnant l’impression d’une interprétation insuffisamment mûrie et/ou répétée ensemble. Le tempo très modéré de l’ Allegro ma non troppo initial donna prétexte à un jeu plein d’afféteries un peu chichiteuses du violoniste, le lyrisme débordant de l’œuvre semblant complètement mis sous contrôle. Le deuxième mouvement en revanche, donna lieu à un magnifique dialogue entre violon et bois, puis dans l’assombrissement du mouvement en fa mineur, l’orchestre atteignant des sommets dans la toute dernière partie (quels cors et trompettes !). Le troisième mouvement, très bohême, avec son « furiant » et sa « doumka » nous ramena un soliste beaucoup trop timide, très focalisé sur une technique sur laquelle rien n’est à critiquer. Riccardo Chailly essaya bien d’emmener tout son monde dans une ambiance de fraicheur et de joie de vivre mais il le fit, comme souvent avec lui, à la façon d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, en passant en force. Pour se racheter tout en restant dans une ambiance très raffinée, cette fois de meilleur aloi, Leonidas Kavakos offrit la sarabande de la deuxième partita de Bach en guise de bis. Version très ciselée, manquant un peu de naturel, mais incontestablement prenante.

En seconde partie, Riccardo Chailly et le Gewandhausorchester jouaient la Septième Symphonie de Dvorak. Œuvre magnifique qui souffre de l’hyper-popularité de la Symphonie du Nouveau Monde et dont l’importance fut reconnue dès sa création à Londres en avril 1885. Dvorak la composa sous l’influence de la Troisième Symphonie de Brahms. Il n’est donc guère étonnant d’y retrouver les mêmes climats épique (I), quasi mystique (II), lyrique tchèque (III) et rhapsodique (IV), avec d’extrêmes qualités de précision et de flexibilité requises pour le chef. Il est bien difficile de donner une appréciation générale de l’interprétation qu’en donna le chef italien car, d’un mouvement à l’autre, les qualités pré-mentionnées ne furent pas toutes au rendez vous. Sans grande surprise, l’Allegro maestoso initial fut donné « toutes voiles dehors ». Impressionnante démonstration orchestralo-musculaire, très efficace dans l’énoncé du thème initial mais manquant par trop de charme brahmsien dans le second thème et le développement.

Le deuxième mouvement, Poco adagio, fut en revanche un sommet absolu. Du choral aux bois initial à la mélodie d’un lyrisme exacerbé aux flûtes et hautbois, jusqu’à l’étonnant passage aux cordes aux langueurs tristanesques, tout fut conduit avec un raffinement extrême, une conduite de l’orchestre qui nous ramena aux plus belles années de Chailly au Concertgebouw. Evidemment, nous trouvâmes le grand climax brahmsien un peu trop sonore mais tout ce qui suit, à partir de la phrase descendante puis remontante à la clarinette jusqu’à la fin, nous fit entendre un Gewandhaus en état de grâce. Malheureusement, le Scherzo-Vivace suivant fut un ratage complet. Evitons les trop grandes réminiscences tchèques, même si la vieille version Talich semble être un sommet d’interprétation pour très longtemps. Chailly y oublia tout simplement le charme qui doit naître naturellement de la superposition des deux thèmes (celui au basson et celui aux violons), précipitant tout, violentant ce mouvement si simple mais si complexe.

Nouveau changement d’ambiance et de niveau de performance avec le finale Allegro. L’exposé du premier thème aux clarinettes et cors donna le ton de cette interprétation, dramatique mais au lyrisme à fleur de peau. On ne sut qu’admirer le plus entre le second thème aux altos et violoncelles (où sont passées les petites cordes frêles de la Symphonie n°3 de Bruckner d’il y a juste deux ans ?), le caractère tzigane de la partie centrale avec des interventions aux bois à se pâmer et toute la fin du mouvement, où le chef parvint à concilier étagement des plans sonores et dynamique mélodique.

Etonnante version inégale de cette superbe symphonie, alternant le meilleur et le moins bon. Riccardo Chailly et le Gewandhausorchester ne gardèrent que le meilleur pour deux bis peut être convenus mais admirablement exécutés, les deuxième et septième Danses slaves du recueil de l’opus 72. Oui, on peut donner ces pièces rabâchées avec brio et raffinement.

En conclusion, le grand plaisir d’avoir retrouvé un Gewandhaus en très belle forme et un Chailly grand technicien d’orchestre, à défaut de savoir y mettre toujours la grâce.

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Rezension Paris

Montag, 14. März 2011

Am 3. März 2011 ist eine Rezension über den Auftritt in Paris auf der französischen Klassik-Site “resmusica” erschienen.
Da sich die Seite meistens nicht öffnet, hier eine Kopie des Textes:

Paris, Salle Pleyel, 28-II-2011. Anton Dvorák (1841-1904) : Ouverture « Carnaval » op. 92 ; Concerto pour violon et orchestre en la mineur op. 53 ; Symphonie n° 7 en ré mineur op. 70. Leonidas Kavakos, violon ; Gewandhausorchester Leipzig, Riccardo Chailly, direction.

La soirée, avec un programme « tout Dvorák », fut d’une intensité rare, sur scène aussi bien que dans la salle.

Le concert commence dans une véritable fête, avec l’Ouverture « Carnaval », euphorique et radieuse. Dans un bain d’exubérance sonore, la mélodie se détache avec allégresse, donnant une sensation de grande liberté. Riccardo Chailly et ses musiciens, débordants d’énergie – en high spirits serait l’expression juste – entraînent d’emblée le spectateur dans leur univers. Après le brouhaha du carnaval, le violoniste grec Leonidas Kavakos interprète le célèbre Concerto pour violon avec une virtuosité époustouflante. Le son est magnifique, riche et expressif, notamment dans la tessiture grave, qui offre une grande assurance à ceux qui l’écoutent. Tout aussi énergique que le chef, son violon est cependant parfois couvert par le tutti orchestral là où on aurait voulu entendre le solo s’affirmer plus nettement. Dans le deuxième mouvement, de la place où nous étions, il était assez difficile de percevoir les nuances subtiles, surtout la douceur et le romantisme de certains passages. Mais dans l’ensemble, tous ces défauts ont été éclipsés par un dynamisme musical convaincant, aussi spontané que mûrement préparé.

Après l’entracte, le Septième Symphonie puissante et héroïque, aux accents pathétiques et tourmentés. Les deux premiers mouvements sont joués de façon infiniment grave, sombre et parfois nostalgique (deuxième mouvement), suivis du « scherzo » dans un tempo assez retenu, mais très déterminé – bien différent de certaines interprétations dansantes – et surtout, avec beaucoup d’expressivité. Le finale est un véritable festival de « fracas musicaux », mais dans un ordre parfaitement réglé, sous la baguette à la fois vigoureuse, précise et généreuse de Chailly. Son ardeur pétillante et son enthousiasme vibrant lui donnent l’aspect d’un jeune homme intrépide, caractère qui se transmet à tout l’orchestre et donc, à la musique qu’ils jouent. Ainsi, le crescendo final est d’une surprenante densité qui transporte littéralement toute la salle. En bis, deux Danses slaves op. 72 de… Dvorák, bien sûr. Après la douceur mélancolique de la Deuxième, le concert se termine comme il s’est ouvert, sur la joyeuse explosion sonore de la Septième Danse slave.

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Premiere: Internationale Marketing-Kooperation

Dienstag, 1. März 2011

Das Konzert in Paris bot auch die Premiere einer ungewöhnlichen Kooperation auf Marketing-Ebene. Marketing- und Pressevertreter der Salle Pleyel, des Barbican Centre London und des Gewandhauses (es fehlte lediglich der Vertreter des Wiener Musikvereins) haben sich – zum ersten Mal in ihrer Geschichte – zusammengefunden, um gemeinsam für ein Projekt Werbe- und Kommunikationsmaßnahmen zu besprechen und ab zu stimmen.

Grund ist der Beethoven-Zyklus des Gewandhausorchesters unter der Leitung von Riccardo Chailly in der Saison 2011/12, der in Leipzig, Paris, London und Wien gegeben wird.

Welche Maßnahmen sich die Marketiers ausgedacht haben wird spätestens im Sommer fürs Publikum sichtbar werden.

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Dienstag, 1. März 2011

Das erste Konzert in der traditionsreichen Salle Pleyel wurde vom Pariser Publikum mit anhaltendem und lautem Jubel gefeiert. Ein gelungener Auftakt der Tournee durch ein erfolgreiches Konzert, was man den glücklichen Gesichtern von Riccardo Chailly und Leonidas Kavakos deutlich ansieht.
Ein Abend, der  Auftrieb gibt für die folgenden Auftritte in Fernost.

Das prächtige Jugendstilfoyer weicht im  Innern einem nüchternen Konzertsaal mit ausgezeichneter Akustik. Die Plätze waren – mit sehr wenigen Ausnahmen nahezu alle verkauft.

In der Pause haben sich Vertreter der Pariser DHL-Depandance in der Garderobe von Gewandhuaskapellmeister Chailly eingefunden, der ein paar Erläuterungen zum Programm gab.

Eindrücke von Proben und Konzert:

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Ankunft Paris

Montag, 28. Februar 2011

Die erste Etappe der Frühjahrstournee ist erreicht: Paris.
130 Personen entern ein Hotel.

Der Bus ist unverkennbar gekennzeichnet:
“Gewandhaudhau ..” – drauf? -ab?

…..und die Schreibweise des komplizierten Namens verleitet – durch landessprachlich bedingte Ausformungen – immer wieder Anlass zu allerlei unterhaltsamen Assoziationen.

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